DFCI, IFM, Trabaud, Byram, CEMAGREF, règle des 30, walking ray… Je rassemble ici le vocabulaire de la lutte
contre les feux de forêt et celui du moteur de KiloDelta. Chaque définition est relue contre le code qui tourne
aujourd'hui dans l'application et contre le GDO 2021.
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Mise à jour le 30 septembre 2026Aligné GDO 2021 et KiloDelta 1.26.0Méthodologie
Méthode publiée par Charles Karney en 2013 pour calculer l'aire exacte d'un polygone sur l'ellipsoïde WGS84, sans la déformation d'une projection. C'est la référence des logiciels de SIG. Pour être précis : le module Surface brûlée ne l'applique pas lui-même. Il utilise la formule de l'excès sphérique, plus simple, dont l'écart avec Karney reste sous 0,1 % en France métropolitaine. Sur 100 ha dans le Vaucluse, ça représente 100 à 200 m², bien en dessous de l'arrondi qu'on annonce à la radio.
Le modèle de prévision à maille fine de Météo-France : 1,3 km sur la métropole et la Corse, pour les deux jours qui viennent. À cette résolution, il voit les vallées et les brises que les modèles globaux lissent. Dans KiloDelta, la prévision heure par heure qui nourrit la simulation vient d'AROME, par l'intermédiaire d'Open-Meteo qui le choisit d'office sur la France. Le vent AROME s'affiche aussi en calque sur la carte, et l'IFM prévu pour le lendemain en est tiré.
Un modèle physique : le front avance sous l'effet de la convection et du rayonnement de la flamme. Il a été publié en 2020 par Balbi et ses collègues du CNRS à Corte, et KiloDelta le propose comme troisième modèle, porté depuis le code de ForeFire. Le vent n'y agit que vers l'avant du feu. L'appli t'avertit si tu l'utilises hors zone méditerranéenne, ou si l'humidité du combustible sort de la plage 3 à 30 %. Il ignore l'IFM.
La carte des forêts de l'IGN, qui décrit les peuplements type par type : feuillus, résineux, mélanges, landes… Le moteur s'en sert pour savoir ce qui brûle sous chaque pas de chaque rayon, sur 12 km autour du départ. Il regroupe ces types en trois familles : les forêts fermées deviennent « forêt », les maquis et garrigues « garrigue », les formations herbacées et forêts ouvertes « herbacées ». Là où la BD Forêt ne dit rien (champs, prairies, friches), le rayon garde le combustible du point de départ. Licence ouverte Etalab 2.0.
La base topographique vectorielle de l'IGN : bâtiments, routes, cours d'eau, plans d'eau, réseaux. Dans la simulation, elle sert à repérer les cours d'eau permanents et les plans d'eau, qui arrêtent le feu. Les méandres des petits ruisseaux sont filtrés pour ne pas créer de faux barrages. En dehors du calcul de propagation, elle sert aussi à repérer les dangers et les bâtiments à protéger.
La puissance dégagée par chaque mètre de front, en kW/m, selon la formule de George Byram (1959) : P = H × w × r. H est la chaleur de combustion, w la charge de combustible qui brûle (kg/m²), r la vitesse du front. C'est ce chiffre qui dit si une attaque directe tient, via l'échelle CEMAGREF. KiloDelta prend H = 18 000 kJ/kg, une valeur usuelle (le GDO ne la fixe pas), et des charges de 1 kg/m² en garrigue, 1,5 en forêt, 0,5 en herbacées et 0,7 en cultures. La puissance est calculée pour la tête du feu au départ. Détail dans la méthodologie.
Une façon de tracer une courbe douce qui passe exactement par des points donnés, publiée par Edwin Catmull et Raphael Rom en 1974. KiloDelta s'en sert pour arrondir l'affichage des isochrones et des zones de défendabilité : au lieu d'un contour en dents de scie à 72 sommets, tu lis une forme continue. Le lissage ne touche que le dessin, jamais les distances calculées par les rayons.
L'engin de base de la lutte contre les feux de végétation : un porteur tout-terrain avec sa citerne et sa lance, décliné en plusieurs catégories selon la capacité. Les CCF travaillent en groupe, en général quatre sous les ordres d'un chef de groupe : c'est le GIFF. Sur l'échelle CEMAGREF, le niveau II correspond à l'attaque directe au CCF.
L'échelle d'intensité des feux mise au point par l'ex-CEMAGREF (devenu Irstea puis INRAE) et reprise dans le GDO 2021, page 60. Les cinq premiers niveaux se lisent sur la puissance Byram du front : sous 350 kW/m on attaque à pied, au-delà de 7 000 l'attaque directe est abandonnée et on se replie sur la défense des points sensibles. Le niveau VI (« exceptionnel ») se définit par la surface réellement parcourue, plus de 5 000 ha. KiloDelta ne peut pas le déduire d'une puissance : son échelle s'arrête donc au niveau V.
Le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours. C'est la salle qui suit toutes les opérations en cours dans le département, engage les renforts et fait remonter l'information. Pour le vent, KiloDelta suit la convention CODIS : une direction de vent est celle d'où il vient. « Vent de 320 », c'est un vent de nord-ouest qui pousse le feu vers le sud-est.
L'officier qui dirige l'intervention sur le terrain, décide de la tactique et répond de la sécurité des personnels, sous l'autorité du directeur des opérations (le maire ou le préfet). KiloDelta est un outil d'aide : il montre une hypothèse de propagation, il ne donne pas d'ordre et ne remplace ni la reconnaissance ni le jugement du COS. C'est écrit noir sur blanc à l'article 5 des CGU.
Le cadre qui organise l'eau à disposition des pompiers : poteaux et bouches d'incendie, réserves, points d'eau naturels aménagés. Un référentiel national de 2015 fixe les principes, et chaque département les décline dans son règlement départemental (RDDECI). Quand un SDIS publie sa base de PEI, KiloDelta la charge et l'affiche. Les points d'eau déclarés dans OpenStreetMap viennent en complément.
Le score que KiloDelta donne à chaque bâtiment menacé, de 0 (indéfendable) à 1 (défendable). Il combine cinq critères pondérés : le type de bâtiment, l'accès des engins, le combustible dans les 50 puis 100 m autour, la pente d'approche et le temps avant l'arrivée du front, lu sur les isochrones. Le résultat est ensuite corrigé par la présence de points d'eau incendie et par les conditions météo extrêmes. Le score aide à trier une liste de maisons, il ne dit pas où engager. Voir le module Défendabilité.
Le terme désigne à la fois la politique de prévention (pistes, pare-feux, citernes, débroussaillement) et le carroyage qui va avec : une grille nationale en carrés de 100 km, 20 km et 2 km, construite dans la projection Lambert II étendu. Chaque carré a un code qu'on se passe à la radio sans risque de confusion. KiloDelta affiche le niveau de grille adapté au zoom, donne le code sous ton doigt et accepte la recherche par code. Voir la carte DFCI.
KDcarré de 100 km2colonne 20 km6ligne 20 kmLcolonne 2 km2ligne 2 km.2zone Geonov 1 km
Chiffres des carrés de 20 km toujours pairs ; lettres des carrés de 2 km de A à L, sans I ni J.
La direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, au ministère de l'Intérieur. Elle écrit la doctrine nationale, dont le GDO feux de forêts et d'espaces naturels de 2021. Le module Doctrine de KiloDelta et les seuils du moteur s'y réfèrent.
Un algorithme de 1973 qui simplifie une ligne en retirant les points inutiles, tant que la forme ne s'écarte pas de plus d'une tolérance choisie. Dans le module Surface brûlée, quand tu fais le tour du feu au GPS, la trace brute compte des centaines de points : l'algorithme la ramène à un polygone propre avec une tolérance de 15 m (30 m pour un tracé à main levée).
Direction, Point à atteindre, Itinéraire, Formation : les quatre éléments d'un ordre de déplacement donné à un engin ou à un groupe. Dans KiloDelta, un appui long sur la carte fixe le point à atteindre. L'appli calcule l'itinéraire, retrouve l'adresse et le carreau DFCI, trace le profil d'altitude et produit une fiche A4 en PDF que tu partages par messagerie. D'autres appuis longs ajoutent des points de passage. Voir le module Carte et DPIF.
Un piège décrit dans le GDO (annexe D). Une coupure linéaire placée en haut de versant (route, voie ferrée, pare-feu, canal) ne tient pas quand le feu remonte la pente avec le vent dans le même axe. Un rouleau d'air s'installe dans la tranchée, le feu passe par-dessus et repart quelques dizaines de mètres plus loin. La ligne sur laquelle tu comptais t'appuyer peut sauter. La simulation ne le modélise pas encore : ces coupures freinent ou arrêtent le feu comme ailleurs. Garde-le en tête devant un tracé qui s'arrête pile sur une route de crête.
Le système européen d'information sur les feux de forêt, piloté par le programme Copernicus. Il publie des cartes de danger et des seuils de lecture de l'indice forêt météo communs à l'Europe. KiloDelta reprend ces seuils pour classer l'IFM en six niveaux : 11,2, 21,3, 38, 50 et 70.
Établissement public interdépartemental d'incendie et de secours. C'est une structure que plusieurs départements créent en commun pour mutualiser des moyens ou des missions de secours, au-delà de ce que ferait chaque SDIS seul.
La réanalyse météo du Centre européen de prévision (ECMWF) : une reconstitution heure par heure du temps passé, sur toute la planète. Si mon service IFM ne répond pas, l'appli s'en sert pour recalculer elle-même la chaîne de l'IFM depuis le début de la saison.
Un bâtiment ouvert au public, classé par type (R enseignement, U santé, V culte, L spectacles…) avec des règles de sécurité incendie propres. Sur un feu de forêt, ce sont souvent les premiers enjeux. KiloDelta ne lit pas le classement ERP officiel. Il repère dans la zone atteinte à 6 h les écoles et crèches, hôpitaux et EHPAD, édifices religieux, bâtiments publics (mairie, caserne, gendarmerie), tours télécom et châteaux d'eau, et les habitations isolées, puis les marque comme biens à protéger.
Le feu monte dans les houppiers et court de cime en cime, parfois en avance sur le feu au sol. Typique des résineux denses par vent fort, il va beaucoup plus vite qu'un feu de surface et projette des brandons loin devant. Le moteur de KiloDelta ne le simule pas : il ne calcule que la propagation en surface. Dans une pinède par mistral, lis le tracé comme un minimum. Voir les limites du moteur.
Par vent faible et sur terrain plat, le feu progresse surtout par contact, lentement, en léchant la litière. Le moteur en tient compte : sous 16 km/h de vent (chaque pourcent de pente compte pour 0,35 km/h), la vitesse calculée descend progressivement jusqu'à 12 % de sa valeur. Ce réglage a été calé sur le banc qui fait tourner les trois modèles côte à côte.
Le service de la NASA qui publie les points chauds détectés par satellite, avec les capteurs VIIRS (pixel de 375 m) et MODIS (1 km), une à trois heures après chaque passage. Sur ce site, la carte publique Vigie feux s'en sert pour montrer les feux actifs en France et leur avancement observé, passage après passage. Une détection n'est pas un contour : c'est un pixel où le satellite a vu une anomalie de chaleur.
Le foehn est un vent chaud et sec qui dévale un versant après avoir franchi un relief. Il assèche la végétation d'un coup et pousse le feu au-delà de ce que prévoient les tables. Le moteur ne calcule pas le foehn lui-même. Il applique un multiplicateur « conditions extrêmes » (noté f_foehn dans le détail du calcul) qui dépend de l'IFM, avec un petit bonus par critère météo réuni : humidité sous 25 %, vent au-dessus de 40 km/h, température au-dessus de 30 °C. Le tout est plafonné à ×2,5, et seul le modèle Trabaud l'applique.
Le système canadien d'indices forêt météo (Van Wagner, 1987), dont l'IFM français est l'application. Il suit jour après jour l'humidité de trois couches de combustible, des aiguilles en surface jusqu'à l'humus profond, en fonction de la pluie, de la température, de l'humidité de l'air et du vent. Il en tire l'ISI (vitesse de départ d'un feu), un indice de combustible disponible, puis l'indice final. Comme ses codes s'accumulent, la chaîne doit partir du début de saison : je la calcule sur mes serveurs chaque jour depuis le 1er mars, station par station.
Le guide de doctrine opérationnelle « Feux de forêts et d'espaces naturels », publié par la DGSCGC en février 2021. C'est la référence nationale de la lutte : organisation, tactique, sécurité, lecture du feu. Le moteur de KiloDelta lui emprunte la table Trabaud (p. 37), la règle des 30 et les huit feux de référence (p. 38), l'échelle CEMAGREF (p. 60) et le NSV2. La méthodologie cite chaque emprunt.
Un découpage du carré DFCI de 2 km en cinq zones de 1 km : quatre quarts numérotés de 1 à 4 dans le sens des aiguilles d'une montre à partir du nord-ouest, plus un carré central numéroté 5 qui chevauche les quatre. Le numéro s'ajoute au code après un point : KD26L2.2 désigne le quart nord-est. Publié sur data.gouv.fr en 2017 sous licence ouverte. KiloDelta l'affiche quand tu zoomes assez près, sous 4 km à l'écran.
Quatre quarts de 1 km, de 1 à 4 depuis le nord-ouest, et le carré central 5.
L'unité de base engagée sur un feu : en général quatre CCF sous les ordres d'un chef de groupe dans son véhicule de commandement. Plusieurs groupes forment une colonne. On raisonne en GIFF quand on dimensionne une attaque ou qu'on demande des renforts au CODIS.
L'indice du danger météorologique d'incendie utilisé par Météo-France. Sous le capot, c'est la chaîne canadienne FWI. KiloDelta le calcule sur mes serveurs à partir des stations Météo-France, puis l'interpole au point de départ du feu avec les quatre stations les plus proches, dans un rayon de 150 km. Si ce service ne répond pas, l'appli le reconstitue depuis ERA5. Il s'affiche dans un voyant sur la carte et entre dans le calcul du modèle Trabaud (les deux autres l'ignorent). C'est l'IFM de l'heure de départ qui compte : il ne change pas pendant les 6 h simulées.
Faible< 11,2
Léger11,2 – 21,3
Modéré21,3 – 38
Sévère38 – 50
Très sévère50 – 70
Exceptionnel≥ 70
Seuils EFFIS repris par KiloDelta et Météo-France.
Un des indices intermédiaires de la chaîne FWI : il combine le vent et la sécheresse des combustibles fins pour dire à quelle vitesse un feu naissant peut partir. Dans le modèle Trabaud, il sert de facteur de sécheresse : 0,6 + ISI ÷ 12,5, borné entre ×0,6 et ×2. Avec un ISI de 14, la vitesse est multipliée par 1,72. Sans IFM disponible, ce facteur reste neutre.
La ligne qui relie tous les points que le feu atteint au même moment. KiloDelta en trace une par heure jusqu'à 6 h, ou une toutes les 30 minutes si tu le choisis, en dégradé de fuchsia du plus clair au plus foncé. Si une source de données manque, elles passent en pointillé. Si le feu touche la limite des 12 km avant 6 h dans un secteur, ce secteur est signalé tronqué : le feu ira plus loin que le dessin.
L'IA de KiloDelta, en bêta : j'ouvre l'accès structure par structure (SDIS, association, service), et chaque utilisateur d'une structure ouverte peut s'en servir et donner son avis. Elle ne refait pas la propagation : elle part de la simulation et, pour chaque maille de la zone parcourue (jusqu'à 90 × 65 m), répond à trois questions. Quel niveau de danger quand le feu arrive, pour quelle raison principale, et l'attaque directe reste-t-elle tenable. La version décrite sur la page IA tourne dans le téléphone, hors ligne, sur un encodeur appelé Laya que j'ai ré-entraîné pour ces trois questions. Seul l'avis que l'utilisateur choisit de donner remonte. Une première version calculée sur serveur existe aussi en bêta, et se coupe en mission.
La projection conique utilisée en France avant le Lambert 93, étendue pour couvrir tout le territoire d'une seule zone. Le carroyage DFCI est construit dans ce repère : pour trouver un code, l'appli et le cadran de la montre Garmin convertissent ta position GPS en Lambert II étendu, puis découpent.
Le mode qui met toute une équipe sur la même simulation. Celui qui lance la mission la partage, le serveur donne un code à 8 caractères, les autres le tapent et voient exactement le même tracé, en lecture seule. Les mises à jour arrivent par notification. À la clôture, trois questions de retour d'expérience. Une mission non enregistrée est effacée au bout de 7 jours. Voir le module Mission partagée.
Les 13 modèles de combustible standard américains (Albini 1976, Anderson 1982) : chacun décrit la charge, l'épaisseur et la finesse d'une végétation type. Le modèle Rothermel de KiloDelta en utilise quatre : le n° 1 pour l'herbe, le n° 3 pour les cultures, le n° 4 pour la garrigue, le n° 8 pour la forêt.
Le moteur de recherche d'adresses d'OpenStreetMap : il transforme une adresse en coordonnées, et l'inverse. KiloDelta interroge d'abord son instance sur mes serveurs, puis une instance de secours, et en dernier recours le service public nominatim.openstreetmap.org. C'est lui qui remplit l'adresse du point à atteindre dans un DPIF.
Le niveau de sécheresse de la végétation vivante, que le GDO (§2.5.1) utilise en zone méditerranéenne, en cinq stades de très faible à très fort. Aux stades fort et très fort, le GDO note que l'IFM seul ne suffit plus à prédire le comportement du feu. KiloDelta n'a pas le niveau officiel publié par Météo-France : il l'estime à partir de deux indices de la chaîne IFM, l'indice d'humus (IH) et l'indice de sécheresse (IS). Au stade fort, il relève l'IFM pris en compte pour les conditions extrêmes à 30 au moins ; au stade très fort, à 40 au moins.
Tout ce qui dépasse du sol et menace un aéronef qui vole bas : lignes haute tension, pylônes, éoliennes, antennes, cheminées, câbles. Avant un largage, un vol de drone ou une demande de moyens aériens, c'est la première chose à regarder. Le module Obstacles aériens les cherche dans la BD TOPO de l'IGN et dans OpenStreetMap, dans un rayon fixe de 6 km autour du point que tu poses, et les range sur un cadran de douze secteurs de 30°.
Le Code forestier impose, dans les communes exposées, de débroussailler autour des constructions (en général sur 50 m) et le long des voies. C'est souvent ce qui décide si une maison se défend ou pas. KiloDelta ne sait pas si le débroussaillement est fait : cette information n'existe pas dans ses données. Seuls les pare-feux cartographiés dans OpenStreetMap freinent la propagation (vitesse ×0,30).
Un service de prévisions météo libre (licence CC BY 4.0) qui agrège les modèles des services nationaux. KiloDelta y prend la prévision horaire sur 48 h : température, humidité, vent et direction. Sur la France, Open-Meteo sélectionne AROME. À chaque pas, le moteur lit la météo de l'heure où le feu arrive à cet endroit. Si tu saisis la météo à la main, la prévision est abandonnée et les conditions restent constantes sur 6 h.
La carte du monde construite par ses contributeurs, sous licence ODbL. KiloDelta en tire le fond de carte et une bonne part de ce que lit le moteur : les obstacles dans un rayon de 20 km (routes, pare-feux, zones industrielles, roches…), la végétation au point de départ, des points d'eau, les obstacles aériens et les bâtiments sensibles.
Un moteur de calcul d'itinéraire libre sur les données OpenStreetMap, très rapide. Dans KiloDelta, il prend le relais de Valhalla pour l'itinéraire d'un DPIF et la navigation. Même cascade que pour les adresses : mon instance d'abord, une instance de secours ensuite, le service public en dernier.
L'interface qui permet d'interroger OpenStreetMap par zone et par type d'objet (« toutes les lignes haute tension à moins de 20 km ») sans télécharger la base entière. KiloDelta l'utilise pour charger obstacles, points d'eau et bâtiments sensibles autour d'un départ, quand les données ne sont pas déjà dans le pack du département. Même cascade : mon instance, le secours, le service public.
Un fichier par département qui réunit les tuiles de carte, le bâti, la végétation, le relief et les données OSM. Téléchargé à l'avance, il permet de travailler en mode avion : l'appli lit d'abord ces fichiers, et le moteur s'y rabat quand le réseau manque. Un téléchargement coupé reprend où il s'était arrêté. Sans pack de relief, la pente est considérée comme uniforme, et le vent WindNinja comme l'IFM demandent du réseau. Voir Hors ligne.
Poteau, bouche, citerne, réserve, point d'eau naturel ou artificiel aménagé (PENA)… Tout ce qui fournit de l'eau aux engins, dans le cadre de la DECI. KiloDelta affiche les PEI que les SDIS publient, par type et colorés selon le débit ou le volume, avec une fiche détaillée et le PEI le plus proche de toi, à vol d'oiseau. Les colonnes sèches, qui ne donnent pas d'eau par elles-mêmes, sont exclues du PEI le plus proche et du calcul de défendabilité. Voir le module Points d'eau.
La borne que le moteur ne dépasse jamais : la vitesse sans vent, plus 12 % de la vitesse du vent. Elle a remplacé l'ancienne limite à 3 % du vent, que plusieurs feux documentés par le GDO dépassent, jusqu'à près de 11 %. La règle des 3 % reste affichée comme repère, elle ne borne plus le calcul.
3 % du vent (repère)20 m/min
12 % du vent (part du plafond)80 m/min
Par 40 km/h de vent. Le plafond ajoute encore la vitesse sans vent.
Avant d'engager, on va voir : le feu, le terrain, les accès, les enjeux. Le GDO 2021 structure cette analyse de zone en six facteurs (§4.1). Dans le module Reco zone, tu poses le point de reco : l'appli écrit l'en-tête (carreau DFCI, département, météo, IFM) et remplit le facteur relief et vent, puis te donne la trame des cinq autres. Tu complètes sur place et tu sors un PDF A4 avec un bloc signature.
Le repère de terrain : un feu avance à peu près à 3 % de la vitesse du vent moyen. Par 40 km/h de vent, ça donne 1,2 km/h, soit 20 m/min. C'est utile pour un ordre de grandeur, mais le GDO (p. 38) documente huit feux méditerranéens qui l'ont dépassée, avec des rapports entre 4 et 10,8 %, presque tous en sécheresse forte ou très forte. KiloDelta affiche la règle des 3 % comme repère et ne s'en sert plus comme limite : la vraie borne est le plafond de vitesse. Voir la méthodologie.
Pente de plus de 30°, température de plus de 30 °C, humidité de l'air sous 30 %, vent de plus de 30 km/h : quand les quatre sont réunis, le GDO (p. 38) parle de risque majeur, et le feu peut sortir de la règle des 3 %. Attention, 30° de pente, c'est 58 %. KiloDelta affiche alors un badge rouge « RISQUE MAJEUR ». C'est un signal pour toi : il ne modifie pas le calcul.
L'analyse d'une intervention après coup, pour garder ce qui a marché et corriger le reste. À la clôture d'une mission partagée, KiloDelta pose trois questions de retex. Et si tu as des contours de feux réels avec leur météo, ils m'intéressent : c'est ce qui manque pour confronter le moteur au terrain. Écris-moi.
La vitesse d'avancée du front, en m/min ou km/h. C'est ce que chaque modèle calcule, pas après pas, sur chacun des 72 rayons du walking ray, selon le combustible, la pente, le vent de l'heure et, pour Trabaud, la sécheresse. La tête du feu va le plus vite, les flancs moins, et l'arrière garde au moins 1,5 % de la vitesse de tête. Dans l'appli, la fiche de détail montre chaque facteur qui compose la vitesse.
Le modèle physique de propagation des feux de surface publié par Richard Rothermel en 1972 pour le Service des forêts américain, la référence mondiale depuis cinquante ans. KiloDelta le propose en version stricte, avec les modèles de combustible NFFL et un vent à mi-flamme (×0,55). Il ne tient compte ni de l'IFM ni des conditions extrêmes. Je l'ai recalé sur les huit feux méditerranéens du GDO, avec deux ajustements. Ce n'est pas le modèle par défaut, c'est Trabaud, qui lui emprunte en revanche sa formule de pente.
Des brandons emportés par le vent allument de nouveaux foyers devant le front. L'échelle CEMAGREF donne des ordres de grandeur : sautes de 20 m possibles au niveau II, de 100 m au niveau III, présentes sur tous les feux au niveau IV, au-delà de 500 m au niveau V. Le moteur ne modélise pas les sautes. Seule exception : à partir de 50 km/h de vent, une rivière ou un plan d'eau n'arrête plus le rayon. Sur un feu venté, regarde toujours au-delà du tracé.
La carte topographique de l'IGN au 1:25 000, celle des cartes de randonnée, avec courbes de niveau, lieux-dits et pistes. Dans KiloDelta, elle est réservée aux sapeurs-pompiers et services reconnus : il faut un compte validé (e-mail, nom, prénom). Elle se télécharge aussi pour le hors ligne ; la clé est effacée après 7 jours hors ligne sans vérification.
Le service départemental d'incendie et de secours : l'établissement public qui assure les secours et la lutte contre l'incendie dans un département. Il gère les casernes, les SPP et les SPV, le CODIS, et publie souvent sa base de points d'eau.
La représentation graphique d'une intervention, avec les symboles de la doctrine : feu, moyens, secteurs, points d'eau, axes d'attaque. Le COS s'en sert pour réfléchir, donner ses ordres et rendre compte.
La mission radar de la navette spatiale (NASA et NGA, 2000) qui a produit un modèle de terrain mondial à 30 m. KiloDelta y lit la pente dans 72 directions autour du départ, puis un profil d'altitude tous les 100 m sur chaque rayon, jusqu'à 12 km. Le service tourne sur mes serveurs ; hors ligne, le pack de relief du département prend le relais. Limite à connaître : un couloir de moins de 60 à 90 m de large peut être lissé.
La surface que le feu a parcourue, celle qu'on annonce en hectares au bilan. Dans le module Surface brûlée, tu traces le contour avec des points posés au doigt, en faisant le tour au GPS ou d'un seul geste. L'appli calcule la surface et le périmètre sans réseau, liste les carreaux DFCI touchés et complète la fiche avec la végétation, le bâti, les pistes et les points d'eau. Le tour GPS est simplifié par Douglas-Peucker, l'aire suit une formule sphérique très proche de Karney.
Les zones bâties denses cartographiées par l'IGN (BD CARTO). Le moteur les traite comme des arrêts : dans la simulation, le feu de végétation ne traverse pas une ville. Elles sont embarquées dans l'appli, donc disponibles sans réseau. Les habitations situées dedans ne sont pas listées une à une parmi les biens à protéger.
Le modèle par défaut de KiloDelta. À la base, une table empirique de Louis Trabaud (1989), reprise dans le GDO 2021 page 37 : selon l'humidité de l'air et le vent moyen, elle donne la vitesse du feu en pourcentage de la vitesse du vent. Elle vient de feux méditerranéens réels. Le moteur l'interpole entre les cases, la prolonge jusqu'à zéro à 60 % d'humidité et la plafonne au-delà de 44,5 km/h de vent, puis ajoute la température, la pente, la sécheresse (ISI) et les conditions extrêmes. C'est le seul des trois modèles qui tient compte de l'IFM. Il a remplacé en v1.2.2 un modèle multiplicatif qui surestimait nettement les vitesses ; le choix entre Trabaud, Rothermel et Balbi est arrivé en v1.13. Essaie-le dans le calculateur de la méthodologie.
Un moteur d'itinéraire libre sur les données OpenStreetMap, qui sait adapter le trajet au type de véhicule. C'est le premier que KiloDelta interroge pour l'itinéraire d'un DPIF ; OSRM prend le relais s'il ne répond pas.
Le vent et la pente poussent tous les deux le feu. Le vent efficace (Nelson, 2002) les combine en un seul vecteur : sur un versant, le feu est tiré à la fois dans le sens du vent et vers le haut. KiloDelta oriente la forme du feu selon ce vent efficace, pas selon le vent seul. La direction de pente retenue est celle du rayon qui monte le plus. Voir la forme du feu.
La méthode de simulation de KiloDelta. Au lieu de dessiner une ellipse et de la déformer, le moteur lance 72 rayons depuis le point de départ, un tous les 5°. Chaque rayon avance par pas de 50 m. À chaque pas, il lit le combustible sous ses pieds, la pente, le vent de l'heure et les obstacles sur une bande de 100 m de large, puis calcule le temps qu'il faut au feu pour franchir ces 50 m. Il s'arrête à 6 h, à 12 km, ou sur un obstacle infranchissable. Tout est détaillé dans la méthodologie.
72 rayons, pas de 50 m. Une rivière arrête ceux qui l'atteignent.
Un solveur de vent développé au Missoula Fire Sciences Laboratory, au Service des forêts américain, et placé dans le domaine public. Il recalcule le vent de la prévision sur le relief : canalisation dans les vallons, accélération sur les crêtes, contournement des reliefs. Le calcul tourne sur mes serveurs, sur une maille d'une centaine de mètres par défaut. Le moteur lit ce vent local à chaque pas, puis le fait suivre l'évolution prévue en gardant les directions locales. Sans réseau, le vent est uniforme. Voir Vent topographique.
Essaie un autre mot, ou enlève le filtre de famille. Si le terme te manque vraiment, dis-le-moi et je l'ajoute.
Un terme manque, une définition te paraît fausse ? Je corrige vite. Pour le détail des calculs, la
méthodologie explique chaque formule, et le
changelog date chaque évolution.