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KiloDelta 1.25 : des cartes qui respirent, un module Aérien qui prévient, une simulation plus juste

Une interface repensée sur toutes les cartes, un cadran de danger pour les équipages aériens.

4 min de lecture
Par Nuno CastroSapeur-pompier · Fondateur de KiloDelta

La 1.25 est une version de fond. Elle touche ce que vous voyez sur chaque carte, ce que le module Aérien vous dit d'un obstacle, et ce que le moteur de simulation calcule quand le terrain monte. Elle corrige aussi plusieurs bugs comme la connexion, position de départ, écran qui s'éteint. Tout cela remontés par ceux qui utilisent l'application.

Il y a des versions qui ajoutent une fonction, et des versions qui remettent de l'ordre. La 1.25 fait les deux. Elle est née d'un constat simple : à force d'empiler des boutons sur les cartes, on finissait avec treize pastilles sur l'écran Aérien : beaucoup trop.

Une seule logique pour toutes les cartes

Toutes les cartes de KiloDelta partagent désormais la même organisation.

En haut à gauche, une capsule d'informations : le carroyage DFCI, l'IFM avec sa couleur, et selon la carte la puissance de feu, les avions en vol, un filtre actif. Chaque information se lit sans rien ouvrir ; un tap déploie le détail dessous.

En bas à droite, un dock d'actions flottant, trois ou quatre boutons maximum, posé juste au-dessus du menu : poser un foyer, ouvrir la 3D, préparer un message radio, etc ... Le bouton actif s'allume en feu. Un tap n'importe où ailleurs referme tout.

Le rail de droite ne garde que les outils de carte : recherche, GPS, calques. Le bas gauche reste libre pour ce qui mérite d'être vu en permanence : le cadran de danger en aérien, par exemple.

Ce n'est pas qu'une question d'esthétique. Moins de boutons, c'est moins de temps à chercher.

Aérien :

Le module Aérien gagne trois choses.

Un cadran horaire de danger, en bas à gauche de la carte : douze secteurs autour du point de référence, colorés selon le niveau de danger de ce qui s'y trouve, et une aiguille qui pointe l'obstacle critique le plus proche avec sa distance. « Ligne haute tension à 2 h, 800 m » se lit en une seconde. Sur la carte, un trait relie le point de référence à cet obstacle, et les obstacles critiques portent un halo qui pulse.

Un filtre d'obstacles, réglable dans les Paramètres et directement depuis la carte : masquer ce qui fait moins de X mètres, ou certaines familles (lignes basse tension, antennes, cheminées…). Quand un filtre est actif, la capsule l'affiche avec le nombre d'obstacles masqués.

Une vue 3D dédiée. Les obstacles y sont dressés sur le relief à leur hauteur réelle, avec une silhouette par type : une éolienne a des pales qui tournent, un pylône est un treillis, une antenne une tige.

Simulation : la pente pousse le feu dans le bon sens

C'est la correction la plus importante de cette version, et la moins visible. Jusqu'ici, le moteur combinait le vent et la pente en supposant que la pente poussait toujours dans l'axe du vent. Sur un feu de relief par vent faible l'ellipse s'allongeait donc dans une direction sans rapport avec le terrain.

Le moteur lit désormais l'orientation réelle de la pente autour du foyer et compose vent et « vent de pente » comme deux vecteurs. Une montée plein nord par vent nul donne un front qui monte vers le nord. Une descente ne pousse plus le feu.

Dans le même mouvement :

  • le vent prévu par la météo est maintenant utilisé heure par heure. Une renverse de brise ou un renforcement de mistral prévu à T+3h se voit sur l'isochrone de T+3h, au lieu de rester figé sur le vent du moment de l'allumage ;
  • un foyer posé dans une zone qui ne brûle pas (bâti dense, plan d'eau, zone déjà brûlée) est annoncé par un bandeau, au lieu d'un polygone vide et muet ;
  • les propositions de l'IA sont désormais horodatées, et effacées dès que le foyer bouge ou qu'un paramètre change. Plus de dispositif fantôme d'un feu précédent. Sur la carte, ce qui vient de l'IA porte un anneau et un badge.

Sous le capot, le calcul a été accéléré nettement (index spatiaux sur les données forêt et topographiques, calculs obsolètes annulés au lieu d'être finis pour rien), et plus aucun calcul lourd ne tourne sur le fil de l'interface.

Sur le terrain

Quelques bugs réglés :

  • L'écran ne s'éteint plus sur les cartes Simulation, Aérien et Mission tant qu'elles sont ouvertes.
  • La carte s'ouvre sur votre position au démarrage la carte ne s'ouvre plus sur Cadenet (C'était volontaire et "Corporate")
  • La connexion au compte est plus fiable : la session s'affiche immédiatement au démarrage, le droit IGN est vérifié à chaque retour dans l'application, et un droit accordé côté administration devient visible sans manipulation.
  • Un nouveau réglage Confidentialité › Localisation permet d'interdire à l'application tout usage du GPS, indépendamment des permissions du téléphone.
  • La 3D utilise le même fond de carte que les cartes 2D.

Points d'eau :

Le référentiel DECI s'étend : les points d'eau incendie de l'Ille-et-Vilaine, des Pyrénées-Atlantiques, de la Charente, de la Dordogne et de la Vienne rejoignent la base, à partir des données ouvertes des SDIS. Quand un SDIS ne publie pas les débits, l'application déduit un débit nominal du diamètre et le signale comme estimé. Une carte de couverture par département est en ligne sur kilodelta.fr/api-deci.

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Nuno Castro Sapeur-pompier · Fondateur de KiloDelta

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