La 1.20.0 est une version d'acheminement. Elle change le moteur qui calcule les itinéraires pour qu'un CCF trouve sa route jusqu'à l'objectif, pistes DFCI comprises, la rend disponible hors-ligne région par région, et refond le DPIF de fond en comble : bandeau repensé, profil de route et de pente pensés CCF, points de passage auto-ordonnés, et précalcul automatique dès l'ouverture d'une mission. Le tour d'horizon.
Sur un feu, le temps qu'on met à amener le premier engin au bon endroit conditionne tout ce qui suit. Or les outils de navigation grand public s'arrêtent là où le bitume s'arrête exactement là où, nous, on continue. La 1.20.0 est construite autour de ce problème. Voici tout ce qu'elle apporte.
Un nouveau moteur d'itinéraire, qui connaît les pistes DFCI
C'est le socle de la version. Le calcul d'itinéraire a été entièrement remplacé par un moteur qui connaît les pistes DFCI et sait les emprunter avec un gabarit CCF (19 t, 2,55 m de large, 3,30 m de haut).
Concrètement, quand l'objectif est au bout d'une piste, un départ de feu qu'on n'atteint que par une DFCI, le tracé va désormais réellement jusqu'au point, piste comprise. Fini le calcul qui s'arrêtait au dernier point routier en laissant les derniers kilomètres au jugé.
La logique de conduite est celle d'un chef d'agrès : on privilégie les grands axes et le plus rapide pour le transit, et on ne bascule sur les pistes que pour l'accès final. Pas de raccourci par une piste défoncée pour gagner trois cents mètres — on roule vite tant qu'on peut, puis on prend la piste quand il n'y a plus que ça.
Et pour lever tout doute : un CCF ne peut pas être routé sur un sentier de randonnée. Le moteur n'emprunte jamais les chemins piétons ; seules les routes et les pistes forestières carrossables entrent dans le calcul.
Ça marche hors-ligne, région par région
Un itinéraire ne sert à rien s'il tombe dès qu'on perd le réseau c'est-à-dire souvent, en zone de feu. La 1.20.0 introduit le routage hors-ligne : depuis l'écran des packs, chaque département propose le pack d'itinéraire de sa région, à télécharger une fois pour toutes.
Le téléchargement est mutualisé intelligemment : un pack couvre toute une région, et l'app détecte correctement quand il est déjà chargé, sans re-télécharger pour chaque département voisin. En ligne, le calcul passe par notre infrastructure (avec bascule automatique sur un second serveur en cas d'indisponibilité) ; hors-ligne, il tourne sur le pack embarqué. Dans les deux cas, même résultat.
Le DPIF, entièrement refondu
L'ancienne "Carte" devient le DPIF dans le menu comme sur l'accueil parce que ce n'est plus une carte, c'est un ordre d'acheminement complet.
L'interface va droit au but : le DPIF est un bandeau ancré en haut, posé sur la carte, avec Démarrer la navigation et Partager toujours visibles, sans rien dérouler. Le contenu Direction / Point à atteindre / Itinéraire / Formation défile en dessous. On ferme d'un geste pour libérer la carte, une pastille le rouvre aussitôt.
Un profil de route pensé pour le CCF
Nouvel onglet Profil dans le DPIF. Il répond à deux questions qu'on se pose vraiment en montant vers un objectif : par où je passe, et est-ce que ça passe ?
- Type de route par tronçon : goudron, terre, piste DFCI, avec la longueur de chaque portion.
- Profil de pente issu du relief (MNT), en courbe d'altitude coloriée selon le franchissement CCF. Les seuils sont calés sur la pente franchissable normée d'un CCF, 50 % (NF-EN 1846 / NFS 61-518) : routine sous 25 % (vert), à la limite entre 25 et 50 % (ambre), au-delà du franchissable au-dessus de 50 % (rouge).
- Difficulté par tronçon, composite du revêtement et de la pente : Facile / Moyen / Difficile.
En un coup d'œil, on sait si la fin d'accès se fait sur une piste raide en terre ou sur une voie roulante.
Les points de passage se remettent dans l'ordre tout seuls
On pose un objectif, puis des points de passage : un PEI à prendre en chemin, un point de rassemblement par appui long. Nouveauté : l'ordre de passage s'optimise automatiquement pour que l'itinéraire soit le plus court, quel que soit l'ordre dans lequel on a posé les points. L'objectif reste toujours l'arrivée. On pose, l'app ordonne.
Le DPIF précalculé dès l'ouverture d'une mission
Quand une mission est active, le DPIF vers le foyer d'ignition est calculé automatiquement, en partant de la position de l'engin. Un onglet DPIF apparaît dans la barre mission, et un bouton sur l'accueil mission. À l'ouverture, l'itinéraire vers le feu est déjà tracé, on gagne les secondes qui comptent à l'engagement.
Un ordre transmissible : l'export PDF enrichi
Le partage PDF du DPIF intègre maintenant les points de passage et une section Profil complète : répartition des surfaces, dénivelé positif, pente maximale avec sa classification CCF, et le détail par tronçon. De quoi transmettre un acheminement clair par mail, radio ou messagerie, avec la même lecture pour tout le monde.
Stabilité et performances
Cette version embarque aussi un travail de fond sur la fluidité et la robustesse, en particulier sur les cartes très denses en points : les marqueurs hors écran ne sont plus construits inutilement, ce qui allège la mémoire et fluidifie l'affichage sur les téléphones les plus sollicités, et réduit les blocages observés sous forte charge.
L'itinéraire reste une aide à la décision : gabarit, hauteur sous ouvrage, accès restreints et fermetures temporaires se vérifient sur le terrain. KiloDelta calcule, le COS décide.